Les "gestes pour sauver la planète"

Publié le par cassiano

Je crois en faire beaucoup, mais je n'aime pas les "gestes pour sauver la planète".

 

D'abord, si les gestes personnels, surtout ceux qui coûtent, sont la pierre de touche d'une conviction cohérente, il est préférables, dans un monde démocratique et ouvert, de pousser à des décisions (en matière fiscale par exemple : A cause du fisc, les feuilles mortes ne se ramassent plus à la pelle ) et pour ce faire, à défendre vigoureusement des idées claires et fortes.

 

Or, "sauver la planète" est une idée d'apparence louable mais à la formulation contestable. La "planète" finira par disparaître et va probablement survivre à nos existences. Elle n'a pas besoin de salut. C'est l'humanité qui doit être sauvée et ce sont les êtres vivants et l'environnement, le paysage, qui doivent être sauvegardés. Sinon, on s'égare dans le marigot idéologique de l'"hypothèse Gaïa" (cf. "Hypothèse Gaïa" : une dangereuse forfaiture  ).

 

Mais cela n'est pas une raison pour éviter de prendre la voiture et plus encore l'avion (d'ailleurs ,voir : Sécurité aéroportuaire après le 11 septembre 2001 ), pour récupérer les ordures, pour vivre dans une certaine sobriété. Par exemple, plutôt que de bronzer idiot autour d'une piscine en Egypte,  pourquoi ne pas vivre à pied le pèlerinage de Compostelle ou de Rome ? (cf. L'Europe des pèlerins ). Ce sera une démarche salutaire - et pas seulement pour la planète.

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Publié dans Culture et religion

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